Une application pour l’accessibilité, un encadrement pour la qualité

La ville de Québec compte une foule de parcs et d’équipements sportifs, mais ceux-ci ne sont utilisés qu’à une fraction de leur potentiel. La vision des loisirs de l’administration sortante se résumait au tape-à-l’œil, avec des parcs esthétiquement attirants, mais peu fonctionnels pour les besoins réels. Une addiction aux grands événements et une négligence du sport de loisir auront créé une culture peu favorable à une ville active et en santé.

Québec21 porte une vision nettement plus rassembleuse et efficiente de l’utilisation des infrastructures actuelles. Plutôt que de viser la quantité d’espaces publics, nous visons la qualité et la fonctionnalité de ceux-ci. C’est pourquoi nous proposons l’instauration de deux mesures à faible coût visant à en offrir plus aux citoyens payeurs de taxes souhaitant bouger et participer à une ville active.

Une application pour le loisir libre

En premier lieu, l’optimisation du temps d’utilisation des infrastructures sportives doit être revue. Actuellement, certaines installations de la ville offrent une gestion des horaires rigoureuse, mais un large éventail de celles-ci sont pratiquement laissées à l’abandon. Par exemple, les terrains de soccers, de baseball ou les patinoires de quartier sont souvent vides et la procédure pour réserver une plage horaire est irritante et peu efficace.

Québec21 propose la mise en place d’une application mobile offrant la possibilité de consulter les horaires des espaces sportifs et, le cas échant, réserver une plage horaire pour pratiquer son sport. Cette dernière offrirait un large éventail d’options renforçant la vie de quartier, notamment la possibilité d’organiser en un clic des parties amicales ouvertes à tous à la patinoire du coin.

Des applications similaires existent déjà sur le marché et la ville pourrait louer ou acheter une licence modulée aux besoins spécifiques du projet. Par exemple, MonClubSportif[i] est un portail créé par des citoyens de Québec offrant une gestion simplifiée des équipes sportives qui se prêterait bien au projet. L’option de bâtir à peu de frais une application sur mesure est aussi envisageable. La technologie moderne permet de le faire facilement sous la barre des 50,000$[ii] et Québec compte une foule d’entreprises largement capables de produire un tel projet .

Cette application toute simple permettrait de maximiser les espaces sportifs publics et offrir une plus-value aux payeurs de taxes désirant bouger sans se casser la tête avec une ligue organisée. De plus, cette option permettra de récréer une vie de quartier en rapprochant les sportifs de tous les âges partagent une passion commune pour le sport.

Une supervision active qui en offre plus

Toujours dans la vision d’offrir plus aux citoyens, Québec21 propose de remplacer les surveillants de parcs actuels par des étudiants en kinésiologie supervisés par un professionnel du domaine. Le modèle actuel n’offre que très peu d’encadrement et de support aux sportifs souhaitant utiliser les installations publiques, en se limitant à un rôle passif d’accueil et de gestion de l’horaire. On doit faire mieux.

La présence d’un kinésiologue offrira une foule d’avantages aux citoyens souhaitant pratiquer un sport en toute sécurité. Que ce soient les plus jeunes qui apprendront à utiliser leur corps dans l’espace ou les citoyens d’âge mûr souhaitant maintenir la forme, chacun trouvera une oreille attentive et des conseils judicieux auprès d’un professionnel du domaine. Les possibilités sont infinies, passant des cours publics gratuits aux journées thématiques, en passant par des conseils d’entraînement spécifiques à chacun. En somme, le citoyen doit avoir une raison de sortir de la maison et d’aller bouger dans le parc du coin.

Cette mesure n’aura que très peu de coûts additionnels. Un employé surveillant les installations publiques gagne actuellement environ 15$/h[iii], un salaire équivalent, voir inférieur, à ce qui est versé aux étudiants en kinésiologie ailleurs sur le marché du travail.[iv] Le professionnel qui encadrera l’exercice pourra superviser plusieurs parcs et représenterait un coût additionnel minimal. Le salaire moyen des kinésiologues au Québec est d’environ 45,000$ par année[v]. Le ratio d’encadrement sera modulé en fonction des résultats du projet pilote.

En offrant la chance aux étudiants de gagner de l’expérience tangible sur le marché du travail sous la supervision d’un professionnel, l’administration Gosselin démontrerait un réel intérêt pour la qualité de vie de ses jeunes citoyens. Il est important d’offrir de vraies opportunités à ceux qui débutent sur le marché du travail en leur offrant un emploi d’été permettant d’amortir les coûts de leur éducation et acquérir des compétences monétisables par la suite.

Le modèle sera appliqué à quelques parcs initialement dans un déploiement orienté sur la recherche de solutions et de résultats. Les conclusions du test initial seront ensuite prises en considération afin de moduler l’expérience sur une plus grande échelle.

[i] https://monclubsportif.com/

[ii] http://howmuchtomakeanapp.com/

[iii] Service des ressources humaines – Division des relations de travail – Ville de Québec, 2013, Convention collective entre la Ville de Québec et le Syndicat des fonctionnaires municipaux de Québec (FISA).

[iv] Service de Placement de l’Université Laval (SPLA), Analyse de marché en kinésiologie, [En ligne].

[v] Fédération des Kinésiologues du Québec, 2014, Honoraires du kinésiologue.