Une administration plus transparente

Québec, 12 octobre 2017 – Le rôle principal d’une municipalité est d’administrer les fonds publics adéquatement afin de fournir la meilleure qualité de services au meilleur prix. Cette prémisse fait unanimité sur papier, mais parfois un voile d’opacité se dépose inutilement sur les chiffres et les faits relatifs à l’administration de la ville.

L’opacité se décline de plusieurs façons à Québec. Que ce soit les données spécifiques à Expo-Cité, le Réseau de Transport de la Capitale (RTC) ou simplement l’utilisation des patinoires à Québec, l’administration publique doit faire mieux face à ses citoyens demandant des réponses à leurs questions.

Les exemples sont multiples, des états financiers du Centre Vidéotron confidentiels[1], au rapport sur les trains de banlieue à Québec[2] en passant par l’avancement des travaux du bureau de projet du Service Rapide par Bus (SRB)[3], plusieurs dossiers sont impossibles d’approche pour le citoyen moyen. Parfois, l’administration consolide les comptes dans un budget consolidé qui noie l’information dans une mer de chiffres.[4] On va même jusqu’à mentir directement aux citoyens s’interrogeant sur le futur du marché du Vieux-Port, en cachant une étude charnière dans ce dossier sensible![5]

Québec21 s’engage à démontrer une transparence irréprochable sous une administration Gosselin, que les données diffusées soient positives ou négatives.

Nous croyons qu’il est important de débattre ouvertement des enjeux publics à armes égales à Québec. Nous reconnaissons qu’un effort a été fait par la Ville de Québec afin de rendre certaines données plus ouvertes et disponibles, mais il semble que ce principe soit à vitesse variable dans certaines circonstances.

« Les élus reçoivent la confiance des citoyens pour gérer adéquatement l’argent publique, mais ils s’attendent aussi à une transparence irréprochable de l’administration en place. J’ai toujours prôné ces valeurs et je crois qu’il est important de s’engager à atteindre les plus hauts standards dans ce domaine. », affirme Jean-François Gosselin.

Cinq ans après l’instauration du programme de données ouvertes, Québec est loin derrière les autres villes en termes de transparence[6]. Il est facile de savoir combien nous comptons de bornes-fontaines ou d’arbres individuellement à Québec, mais plusieurs données financières ou stratégiques sont encore tenues à l’écart des citoyens.

L’objectif de Québec21 est de devenir une figure de proue dans le domaine. Actuellement, la ville d’Edmonton est loin devant en termes de quantité d’ensembles de données disponibles à ses citoyens, et nous croyons qu’il est primordial de l’être tout autant. Si la quantité des données est importante, la qualité doit l’être tout autant. Il n’y a aucune raison d’occulter l’es résultats du Centre Vidéotron aux payeurs de taxes qui ont payés pour l’amphithéâtre et qui s’attendent à en savoir plus sur sa rentabilité.

Il est convenu que ce niveau de transparence ne peut se faire du jour au lendemain, et c’est pourquoi Québec21 s’engage à réaliser cet objectif durant les quatre premières années de son premier mandat.

[1] Radio-Canada, 2016, Les états financiers du Centre Vidéotron deviennent confidentiels.

[2] Journal de Québec, 2017, Le train de banlieue tabletté.

[3] Radio-Canada, 2017, Québec conservera les 12,5M$ pour le bureau de projet du SRB.

[4] Le Soleil, 2014, ExpoCité, un échec de l’administration Labeaume.

[5] Radio-Canada, 2016, Des opposants au déménagement du marché du Vieux-Port dénoncent une étude cachée.

[6] Radio-Canada, 2017, La Ville de Québec accuse du retard sur les données ouvertes.